Questions toujours sans réponses de la part de « Le Média »

le média communiqué

Plusieurs internautes rencontrés sur la page Facebook de « Le Média » ayant apporté leur soutien à L’impertinent dans sa démarche de journalisme citoyen concernant les modalités de la souscription en cours par ce nouveau média, nous reproduisons ici pour leur information – que nous leur devons – les questions posées à « Le Média »… toujours et étonnamment sans réponse après le pour le moins surprenant communiqué de la semaine dernière et la FAQ de ce weekend où des questions nettement moins « impertinentes » avaient été sélectionnées.

Copie ci-dessous de l’email transmis à « Le Média » le 22 octobre 2017. Chacun pourra juger ainsi si les méthodes d’investigation de L’impertinent sont pertinentes, d’autant que dans sa FAQ « Le Média » annonçait le possible recrutement d’Elise Lucet et son engagement pour un journalisme d’investigation qui « ne lâche rien ».

Madame, Monsieur,

Je vous remercie tout d’abord par avance pour votre aimable attention pour la lecture et le traitement de ce message. Vu votre communiqué cette semaine me nommant ma revue et moi formellement et un mail personnel de M. Miller je suis convaincu que ce mail ne se perdra pas en chemin.

Je fais donc suite à mes précédents emails du 14 et 15 octobre où je posais un certain nombre de questions d’ordre technique, comme je vous l’expliquais avec toute la transparence possible afin de réaliser un article sur votre média pour la revue dédiée au journalisme citoyen qu’est L’impertinent.
Je constate avec déception que ces questions sont pour l’instant sans réponses.
Le communiqué que vous avez publié le 19 octobre, et qui mentionnait L’impertinent et moi-même, n’apportait aucune réponse à mes questions (mais que vous avez donc vues par « construction »), les questions de Mediapart auxquelles vous avez répondu étant différentes des miennes.
J’espérais vraiment que la FAQ diffusée en deux parties allait reprendre certaines de ces questions, or malheureusement je constate aujourd’hui 22 octobre que ce n’a pas été le cas ; déception d’autant plus grande que de nombreux internautes, y compris des socios et des sympathisants de la FI peu suspects d’antipathie de principe, avaient posé des questions similaires sur votre page Facebook (également sans réponses de votre part) et avaient manifesté leur soutien à ma démarche factuelle, en reconnaissant que mes questions étaient tout à fait légitimes et en me demandant de les tenir informés de nos discussions.
La phase FAQ étant passée et votre communiqué n’ayant pas apporté de réponses à mes questions, pas plus que mon email de relance du 20 octobre n’a eu de réponse, je me permets de vous renvoyer un dernier email sur le sujet avant d’écrire dans quelques jours mon article au mieux, en l’absence de retour de votre part, avec les éléments disponibles publiquement.
J’ai mis au propre les questions précédemment envoyées, qui se regroupent désormais en 5 points. J’espère sincèrement que vous serez le média transparent et en pointe en matière de journalisme d’investigation que vous ambitionnez d’être en répondant à mes questions, somme toute assez basiques et que tout souscripteur un minimum compétent sur ces sujets doit normalement se poser.
Je vous en remercie bien par avance.
Très cordialement,
François Serrano
Journaliste citoyen à L’impertinent
Questions de L’impertinent
  1. Comment peut-on détenir concrètement des titres ou des parts sociales d’une association loi 1901 qui par définition n’a pas de capital social ? Je vous avoue que c’est un concept que j’ai le plus grand mal à comprendre au plan juridico-financier. Vous avez indiqué à votre réponse à Mediapart, si j’ai bien compris, qu’il existerait une certaine flexibilité juridique pour nommer ces choses. Or lorsque je regarde le texte de loi, je ne vois à l’Article 6 que des références à des « cotisations » (ce qui est le terme consacré pour désigner les sommes versées par des adhérents à une association, ce que sont au final les socios il me semble, vous me direz si je me trompe). Pourriez-vous avoir donc l’obligeance de m’indiquer où trouver une telle marge de manoeuvre sémantique dans les textes de loi ?
  2. Mme Chikirou a mentionné lors de sa présentation qu’une vente publique de parts sociales est (en effet) normalement réglementée par l’AMF et que l’association permet de contourner cela : pouvez-vous expliquer ce que cela signifie exactement, et en particulier comment vendre des « titres » (selon vos propres termes) à des dizaines de milliers de personnes, qui n’ont pas généralement de compétences juridiques et financières, sans qu’un régulateur veille aux aspects techniques de la souscription ?
  3. Pouvez-vous également clarifier le statut juridique exact de vos « socios », terme qui n’a pas d’existence légale : sont-ils des membres de l’association (en ce sens quid des « parts sociales »?) ou des associés d’une entreprise (alors que la SCOP n’est pas encore formée) ? Pourquoi parfois mettre des guillemets à « titres » sur votre site : si ce ne sont pas des titres à part entière que sont-ils ? Que signifie exactement le terme « droit d’entrée » ?
  4. Vous mentionnez sur votre nouveau site apparu dimanche dernier 15/10/2017 que les conditions générales étaient publiées sur internet le 10/10/2017 or ces conditions générales n’apparaissaient pas sur votre site le 11 au soir et ce jusqu’au14 octobre : pouvez-vous s’il vous plaît préciser où étaient publiées ces conditions générales avant le début de la souscription ? Les questions de mon confrère de Mediapart confirment que lui aussi n’a vu aucune conditions générales sur le site au moment du début de la souscription et même bien après. Si c’est simplement une erreur technique merci beaucoup de me l’indiquer.
  5. Plus important il me semble, dans les statuts de l’association il est dit au chapitre Assemblée Générale » : « L’assemblée générale comprend les membres du Collège des fondateurs et les membres du Collège des membres correspondants. » (les correspondants étaient des socios qui seront individuellement cooptés). Cela voudrait donc dire que le Collège des membres sociétaires, auquel appartiennent les « socios », est exclu de l’Assemblée Générale et que donc de facto les socios n’auront pas de droit de vote dans l’association. : ceci, si vous le confirmez, serait pour le moins étonnant par homme au leitmotiv « un homme = une voix ». Le Média peut-il clarifier ce point important de démocratie en matière de gouvernance ?

 

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